Le Veinazès

Carte de Cassini 18°s. / Carte extraite de la revue "La Châtaigne".
Carte de Cassini 18°s. / Carte extraite de la revue "La Châtaigne".

" Depuis la Préhistoire jusque vers l'an 1000, la région du Veinazès ou le Carladès méridional restent une zone de passage entre les deux bassins de peuplement que sont Maurs et Aurillac. Son statut de territoire de transit n'a bien sûr pas empêché quelques installations très clairsemées au gré des chemins et surtout des terroirs les moins défavorisés pour l'agriculture. Ce peuplement diffus semble évoluer à la fin de l'époque carolingienne.

Pendant la seconde moitié du Xème siècle, en effet, des premières zones de peuplement important apparaissent dans la vallée du Lot, ainsi que dans les pays de plateaux granitiques, qui voient la densité générale de la population s'accroître par rapport à la période antique. Cette dynamique se poursuit ensuite, de manière considérable et beaucoup plus homogène au XIème et XIIème siècles, entraînant même la mise en culture de terre peu fertiles.

Puis, dès le début du XIIIème siècle, le peuplement rural semble stabilisé. Il restera sensiblement identique jusqu'au début du XXème siècle, malgré quelques disparitions marginales de villages et de hameaux liées à la crise de la deuxième moitié du XIVème siècle et du début du XVème siècle, et quelques rares créations d'agglomérations ayant eu lieu à la fin du XVème siècle."

La citation la plus ancienne du Veinazès (Bénazès) figure sur un acte de 1324 et correspondant au bassin supérieur de l'Auze (modeste affluent droit du Lot qui traverse le canton de Montsalvy).

Extrémité méridionale de la vicomté de Carlat, il se composait en 1802 de quinze communes : Cassaniouze, Junhac, Lacapelle-del-Fraisse, Lafeuillade-en-Vézie, Labesserette qui intégrait alors Lapeyrugue, Ladinhac, Leucamp, Montsalvy, Puycapel (village de Calvinet), Sansac-Veinazès, Sénezergues, Teissières-les-Bouliès, Vezels-Roussy et Vieillevie.

Depuis 1900, avec l'utilisation des amendements (la chaux, le marne), les cams se sont couverts de grosses fermes aux riches cultures tandis que le bassin de l'Auze, autrefois le plus fertile, connaissait de son côté une baisse de population.

Sources consultées :

Jean-Luc Boudartchouk - Virginie Tourrilhes, Catalogue d'exposition "Archéologie en Châtaigneraie", 1990. Association pour l'Etude de la Châtaigneraie Cantalienne.

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